Les questions qui reviennent dans presque tous nos premiers rendez-vous. Les réponses sont les nôtres, pas celles du marché.
01Combien coûte un projet d'IA agentique ?
Il faut distinguer trois dépenses. Le cadrage, qui dure quelques semaines et produit une architecture et un chiffrage. La construction du premier cas d'usage en production, qui se compte en mois et non en jours. Puis l'exploitation, dont le coût dépend du volume d'appels au modèle et de la supervision. L'erreur la plus fréquente consiste à budgéter la première ligne en oubliant la troisième : la dérive des coûts est la première cause d'abandon des projets agentiques.
02Quelle différence entre un pilote et une mise en production ?
Un pilote tourne sur un jeu de données figé, sans gestion des droits, sans supervision et sans engagement de disponibilité. Une mise en production suppose l'inverse : des accès contrôlés, une trace de chaque décision, un seuil au-delà duquel un humain reprend la main, et un coût d'exploitation connu. Entre les deux, il n'y a pas une étape de plus, il y a une architecture différente. C'est la raison pour laquelle tant de démonstrations convaincantes ne sortent jamais.
03Travaillez-vous au forfait ou en régie ?
Les deux, et le choix dépend de la maturité du besoin. Le forfait convient quand le périmètre est stable et le résultat défini : vous achetez un livrable et nous portons le risque de dérive. La régie convient quand le besoin se précise en avançant, ou quand vos équipes doivent monter en compétence pendant le projet. Nous commençons souvent au forfait sur un cadrage, puis en régie sur la construction.
04Combien de temps avant un premier agent en production ?
Quelques mois pour un premier cas d'usage, à condition que la donnée nécessaire soit identifiée et accessible. Notre méthode produit une preuve à chaque étape avant d'engager la suivante, ce qui permet d'arrêter tôt si le cas ne tient pas. Le délai dépend beaucoup moins de la technologie que du temps nécessaire à obtenir les accès et à trancher les règles de gestion.
05Qui est propriétaire du code et des modèles ?
Vous. Le code que nous écrivons vous appartient, il est versionné dans vos dépôts et documenté pour être repris par vos équipes ou par un tiers. Nous construisons sur quatre couches remplaçables indépendamment : vous pouvez changer de modèle, de cloud ou d'éditeur sans reconstruire le reste. C'est ce qui rend le système réversible.
06Faut-il remplacer notre système d'information ?
Non, et c'est rarement souhaitable. Nos outils s'installent au-dessus de l'existant : ils lisent vos données là où elles se trouvent et écrivent dans les outils que vos équipes utilisent déjà. Un projet qui commence par un remplacement de système d'information met deux ans à produire sa première valeur, et perd en route le soutien politique dont il a besoin.
07Que se passe-t-il quand l'agent se trompe ?
La question se traite à la conception, pas après. Chaque agent dispose d'un périmètre de décision défini, d'un seuil de confiance au-delà duquel il s'arrête et passe la main, et d'une trace de ce qu'il a lu, décidé et écrit. L'absence de ces trois éléments correspond à ce que Gartner décrit comme des contrôles de risque insuffisants, l'une des trois causes d'abandon des projets agentiques.
08Comment traitez-vous le RGPD et l'AI Act ?
Ce sont deux sujets distincts et nous les traitons au cadrage. Le RGPD porte sur les données traitées, leur base légale et leur durée de conservation. L'AI Act porte sur l'usage du système et sa classification par niveau de risque, avec des obligations de documentation, de supervision humaine et de traçabilité. Un système conçu sans eux est rarement rattrapable ensuite : il faut alors reprendre l'architecture, pas seulement la documentation.
09Quelles données faut-il pour démarrer ?
Moins que ce qu'on imagine, mais mieux qualifiées. Un cas d'usage utile repose souvent sur trois ou quatre sources, pas sur l'intégralité du patrimoine de données. Le point bloquant n'est presque jamais le volume : c'est de savoir qui est propriétaire des règles de gestion et quelles exceptions sont tolérées. C'est la première chose que nous cherchons, et souvent la plus longue à obtenir.
10Travaillez-vous avec des ETI ou seulement avec des grands comptes ?
Les deux, avec une majorité d'entreprises de taille intermédiaire. C'est le segment où le besoin est le plus net : les mêmes exigences de conformité et de fiabilité qu'un grand groupe, avec un dixième des équipes internes pour les porter. Nous intervenons également auprès de directions de grands groupes, sur des périmètres délimités.
11Quelle différence entre Iziday et une ESN ou une agence IA ?
Une ESN vend des jours, une agence vend un livrable. Nous portons en plus ce qu'aucune des deux ne porte : l'architecture, la gouvernance des décisions et la condition de réversibilité. Nos consultants ont par ailleurs tenu les postes de DSI ou de Chief Data Officer avant de conseiller, ce qui change la nature du conseil : on ne recommande pas la même architecture selon qu'on a vécu ou non son astreinte.